Je pourrais te raconter les siècles anciens
Où j'étais encore jeune, tout un peuple était mien
Où la foule m'adorait, me célébrait, érigeait des temples en mon nom
Où des rois étaient prêts à partir en guerre pour mon simple pardon
Invincible, tous ces mortels me priaient et auraient accepté avec joie,
Pour un seul de mes baisers, à connaître toute leur misérable vie l'effroi
Pour avoir osé demander à une déesse
Quelques mots, quelques légères caresses.
Les affres du temps sur moi ne trouvaient aucune prise
Ils passaient, sans arriver à de ma beauté me voir démise
Puis, le dieu des chrétiens est arrivé
Qui se disait guide protecteur, de paix
Ses disciples ont commencé à me traiter d'idole
Mes nombreuses statues furent détruites, mes temples pillés
Car tous ces messagers de ce dieu nouvellement arrivé
n'étaient que des barbares, qui vivaient pour le vol.
Ils professaient, certes, de belles paroles,
Mais certains étaient animés des plus noires intentions
Et, se cachant derrières quelques paraboles,
Commettaient sans scrupules les plus viles actions.
Pressée de toute part par cette soudaine folie,j'ai quitté mes nuages,
Mon doux foyer, mon refuge de tout temps,mon unique maison
ils voulaient m'enfermer dans leur tête, une si petite prison
Mais mue par une volonté inébranlable, j'ai su me frayer un passage
Vers la liberté, la seule chose que j'avais réussi à préserver
Qui pourtant, me semblait un temps aussi naturelle que de respirer.
Cette fuite m'a fait perdre ce que j'avais de plus précieux,
Ma divinité, qui m'avait été plus chère que mes propres yeux
Est parti avec moi mon immortalité,
Qui m'a obligé à voir cet ordre s'étendre
Celui là même qui avait voulu me faire pendre
Je n'ai eu d'autre choix que de tout observer.
Les siècles se sont peu à peu doucement succédés,
J'ai disparu, pour finalement me faire oublier.
C'est ainsi, en cet état de disgrâce
Qu'un jour, je t'ai rencontré, j'ai croisé ton regard
Je veux croire que ce n'était pas dû au hasard
A mon immortalité, je rends grâce
Car cette fuite éperdue à travers tous ces temps
M'aura finalement conduite vers toi, mon amant
Tu es beau, plus que toutes les merveilles que j'ai pu voir dans ma vie.
Je t'aime, étrange sentiment que je n'avais jamais vraiment compris
Pour le restant de mes jours, je veux être tienne.
Serai-ce donc cela, être humaine?
Où j'étais encore jeune, tout un peuple était mien
Où la foule m'adorait, me célébrait, érigeait des temples en mon nom
Où des rois étaient prêts à partir en guerre pour mon simple pardon
Invincible, tous ces mortels me priaient et auraient accepté avec joie,
Pour un seul de mes baisers, à connaître toute leur misérable vie l'effroi
Pour avoir osé demander à une déesse
Quelques mots, quelques légères caresses.
Les affres du temps sur moi ne trouvaient aucune prise
Ils passaient, sans arriver à de ma beauté me voir démise
Puis, le dieu des chrétiens est arrivé
Qui se disait guide protecteur, de paix
Ses disciples ont commencé à me traiter d'idole
Mes nombreuses statues furent détruites, mes temples pillés
Car tous ces messagers de ce dieu nouvellement arrivé
n'étaient que des barbares, qui vivaient pour le vol.
Ils professaient, certes, de belles paroles,
Mais certains étaient animés des plus noires intentions
Et, se cachant derrières quelques paraboles,
Commettaient sans scrupules les plus viles actions.
Pressée de toute part par cette soudaine folie,j'ai quitté mes nuages,
Mon doux foyer, mon refuge de tout temps,mon unique maison
ils voulaient m'enfermer dans leur tête, une si petite prison
Mais mue par une volonté inébranlable, j'ai su me frayer un passage
Vers la liberté, la seule chose que j'avais réussi à préserver
Qui pourtant, me semblait un temps aussi naturelle que de respirer.
Cette fuite m'a fait perdre ce que j'avais de plus précieux,
Ma divinité, qui m'avait été plus chère que mes propres yeux
Est parti avec moi mon immortalité,
Qui m'a obligé à voir cet ordre s'étendre
Celui là même qui avait voulu me faire pendre
Je n'ai eu d'autre choix que de tout observer.
Les siècles se sont peu à peu doucement succédés,
J'ai disparu, pour finalement me faire oublier.
C'est ainsi, en cet état de disgrâce
Qu'un jour, je t'ai rencontré, j'ai croisé ton regard
Je veux croire que ce n'était pas dû au hasard
A mon immortalité, je rends grâce
Car cette fuite éperdue à travers tous ces temps
M'aura finalement conduite vers toi, mon amant
Tu es beau, plus que toutes les merveilles que j'ai pu voir dans ma vie.
Je t'aime, étrange sentiment que je n'avais jamais vraiment compris
Pour le restant de mes jours, je veux être tienne.
Serai-ce donc cela, être humaine?
