déesse

Je pourrais te raconter les siècles anciens
Où j'étais encore jeune, tout un peuple était mien
Où la foule m'adorait, me célébrait, érigeait des temples en mon nom
Où des rois étaient prêts à partir en guerre pour mon simple pardon
Invincible, tous ces mortels me priaient et auraient accepté avec joie,
Pour un seul de mes baisers, à connaître toute leur misérable vie l'effroi
Pour avoir osé demander à une déesse
Quelques mots, quelques légères caresses.
Les affres du temps sur moi ne trouvaient aucune prise
Ils passaient, sans arriver à de ma beauté me voir démise

Puis, le dieu des chrétiens est arrivé
Qui se disait guide protecteur, de paix
Ses disciples ont commencé à me traiter d'idole
Mes nombreuses statues furent détruites, mes temples pillés
Car tous ces messagers de ce dieu nouvellement arrivé
n'étaient que des barbares, qui vivaient pour le vol.
Ils professaient, certes, de belles paroles,
Mais certains étaient animés des plus noires intentions
Et, se cachant derrières quelques paraboles,
Commettaient sans scrupules les plus viles actions.

Pressée de toute part par cette soudaine folie,j'ai quitté mes nuages,
Mon doux foyer, mon refuge de tout temps,mon unique maison
ils voulaient m'enfermer dans leur tête, une si petite prison
Mais mue par une volonté inébranlable, j'ai su me frayer un passage
Vers la liberté, la seule chose que j'avais réussi à préserver
Qui pourtant, me semblait un temps aussi naturelle que de respirer.
Cette fuite m'a fait perdre ce que j'avais de plus précieux,
Ma divinité, qui m'avait été plus chère que mes propres yeux
Est parti avec moi mon immortalité,
Qui m'a obligé à voir cet ordre s'étendre
Celui là même qui avait voulu me faire pendre
Je n'ai eu d'autre choix que de tout observer.
Les siècles se sont peu à peu doucement succédés,
J'ai disparu, pour finalement me faire oublier.

C'est ainsi, en cet état de disgrâce
Qu'un jour, je t'ai rencontré, j'ai croisé ton regard
Je veux croire que ce n'était pas dû au hasard
A mon immortalité, je rends grâce
Car cette fuite éperdue à travers tous ces temps
M'aura finalement conduite vers toi, mon amant
Tu es beau, plus que toutes les merveilles que j'ai pu voir dans ma vie.
Je t'aime, étrange sentiment que je n'avais jamais vraiment compris
Pour le restant de mes jours, je veux être tienne.
Serai-ce donc cela, être humaine?


# Posté le mardi 07 avril 2009 13:49

^^

^^
tu crois qu'avec un petit poison je partirai rapidement?
tu crois qu'avec un petit poison, je souffrirai pas trop longtemps?

ça me ferait tellement plaisir,
De pouvoir enfin partir
et puis, je sais que toi aussi
tu en serais ravi.
ou plutôt non, tu ne remarquerais même pas
une petite interrogation, tout au plus
au bout d'un an et quelques mois:
"mais où est elle donc passé,
celle à qui je parlais quand je ne savais pas quoi faire de plus
cette taré, cette dégénérée?"

Elle sera dans sa tombe gelée,
sa langue acerbée muette à tout jamais.

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 10:56

Modifié le samedi 09 août 2008 11:10

DST de français

DST de français
Ecriture d'invention: Composez une fable visant à dénoncer dans un registre satirique un type de comportement, une situation contemporaine ou un abus qui vous semblent révoltants. Vous pouvez écrire en prose.

JE connais un ami, Jacques-Henri
Qui ne quitte jamais son château,
Reste seul avec son ennui
Et ne sort pas, même s'il fait beau.

Un jour, 'j'allais lui proposer
De le sortir de sa langueur
Et de lui montrer l'extérieur:
"Viens donc t'envoler, tout oser!"

A force de belles promesses
Et de nombreuses caresses,
Il fut pratiquement convaincu
Que le monde valait la peine d'être vu.

Je commençais par lui montrer
Les plus basiques des attraits:
"allons déguster
Quelques bouchées!"

Un autre de mes amis était boulanger.
Cet ami avait réussi
A donner à tout ce qu'il nous faisait manger
Un goût de paradis.

Jacques-Henri attrapa la pâtisserie
Avec une grande précaution, infinie,
Pour ne pas salir ses gants de soie.
Il avait une prestance de roi.

En même temps qu'il mastiquait,
Je me mis à espérer
Qu'il comprendrait que le monde était moins beau
Vu d'une des grandes fenêtres du château
Et qu'il préfèrerai bientôt
Faire partie du lot
De ces gens qui se lèvent tôt
Et qui vont au boulot
Mais qui ont une famille
Et qui jouent aux quilles.

Il avala avec difficulté
Et avant qu'il ne m'ai dit son avis,
Je sus que mon rêve venait de s'arrêter.
Il m'annonça:
"Heureusement que c'est fini!
Je n'aime pas cela
Mon cuisinier personnel
Me fait de bien meilleurs quenelles!
Si c'est cela ton monde parfait,
Je préfère encore m'éclipser!"

C'est à ce moment que je compris.
Quoi que je puisse lui faire découvrir,
Il aurait mieux dans son château gris
...Sauf les personnes et les sourires.
Il resterait prisonnier
De sa grande prison dorée,
Unique geôlier
De sa liberté.

La morale
De cette fable
Est que la richesse
Peut mener au dédain?
Quelle tristesse
D'être le seul larbin
De ses habitudes raffinées
Et de ne pas pouvoir s'en passer

# Posté le lundi 23 juin 2008 10:14

Modifié le samedi 09 août 2008 11:15

merci

fraises chantilly
bouillon de riz
patate pellée
saucisse séchée
Nutella
sur tous les doigts
oh, regarde, un petit chat!
mais où il va?
o la souris
qu'elle est mimi
hihi, c'est reparti!
on va s'amuser
à rimer
bein voyons, souris!
t'as passé une bonne journée?
ca peut aller
et toi?
moi, ca va
euh... attends, mon cerveau arriéré
n'a pas tout capté
tu peux reformuler?
s'il te plaît?
le foot c'est nul
c'est un sport totalement ridicule
qui consiste à tirer dans un ballon
un beau petit ballon tout rond
et qui, le pauvre
en ressort tout abîmé
il manque une rime en "auvre"
c'est pas grave personne n'a rien vu
ni rien entendu
il faut bien avouer que c'est du grand n'importe quoi
et tu dis que l'on devient poete avec ca ?
le poète n'obéit pas à des lois
il en est justement libéré
il est adroit
et peut faire rimer
n'importe quoi
et si on met « tout ce que tu vois »
et t'enchaine sur autre chose
que tu trouve autour de toi
euh... de quoi?
Mais rien n'est jamais morose
ni tout bleu ni tout rose
mes plantes je les arrose
morte de rire
je ne peux plus tenir
respire !! respire !!
je vais défaillir!
mon souffle est coupé
ma vue commence à se troubler
heureusement que la lentille est sauvée
Mais attention, elle va bientôt se désintégrer
Elle va commencer à se dégrader
elle a , elle aussi, besoin d'être arrosée
fleur de mes larmes
elle est pourtant ma principale arme
et me garde aux abois
contre ce monde hostile et froid
quand reviendra le soleil
et la lune couleur de miel
par un doux soir d'été
ou sont les étoiles qui devraient normalement briller
c'est parce qu'il ne fais pas encore nuit
ah bon? tant pis
je croyais qu'elle étaient parties voyager
ca va, on a bien avancé!
jusqu'où pourra-t-on continuer?
la folie n'a pas de limites
on trouvera toujours une suite
nous avons trouvé notre infini
où la rigueur est bannie
fraises chantilly
bouillon de riz
patate pellée
saucisse séchée
Nutella
sur tous les doigts


de alex et moi :)

# Posté le mercredi 18 juin 2008 15:15

Cela est vrai (enfin, une partie du moins...

Cela est vrai (enfin, une partie du moins...
Je suis un poète détrôné
Car son inspiration s'est vidé
A la suite d'une blessure.
Tel un fruit trop mur
Mon c½ur s'est brisé
Sous le choc d'un amour désespéré

# Posté le mercredi 30 avril 2008 14:07